Solitude


Je m’endors plus où moins paisible ce soir. Sur la balance j’ai d’une part le matériel qui vient enfin me foutre la paix. L’angoisse de la cage où j’étais à disparue. Ma ligne sociétale est tracée pendant 8 mois. Le ciel ne devrait pas me tomber sur ma tête pendant cette période. Tout les jours se passent vers une amélioration tranquille de mon quotidien.

D »autre part, mon affect est en berne. Mes amis proches sont avalés par le travail. Leur temps libre ce résume à dormir. Le reste est éparpillé dans la France entière. Ma responsable d’affection est aussi éloignée que la plus lointaine des planète du système solaire. J’ai froid et un sentiment cadavérique de solitude franchit les portes de ma confortable demeure. Par rapport au reste de ma vie, c’est la première fois que je me sens seul. En ce sens que je sentais en permanence le flot des autres humains réchauffer ma demeure.

C’est bien ça. Je suis un château fort qui brilla à une période. Je fus visité régulièrement par des ducs et barons estimé de tout mon royaume. Je fis des banquets grandiloquents qui eurent leur renommé à travers les frontières.

Puis de guerre en guerre, de conflit en conflit, les visites se firent plus rare. Certains durent déménager ou partir découvrir ce qu’il appellent le nouveau monde. D’autres firent des mariages fructueux et construisirent des manoirs aussi chaleureux que le mien préférant ainsi leur chaumière à la mienne. D’autres se lassèrent des peintures de mon château, de son architecture et de l’ambiance qui donnai pourtant sa renommée.

Je suis seul devant mon immense table de banquet. A bout, je mange ma soupe. Je l’ai faite moi-même ma soupe d’ailleurs, il y à bien longtemps que mes domestiques ont déserté. Lassé d’être les employés d’un château vide et les serviteurs d’un maître fatigué.

Je regarde les tapisseries qui jadis donnaient un éclat de gaîté. On y voyait les ombres des lustres et des chandelier animer les combats historiques menés sur la toile. On y dansait sous ses lustres. On riait sous ses tissus. Les musiciens qui venaient nous jouaient des gigues encore jouées nul part ailleurs. Certaines improvisations faites ici lors d’élans de joie furent repris a travers tout le royaume et devinrent des chansons qui aujourd’hui encore sont donnés en comptines aux nouveaux nés.

Je les chantes dans ma barbe ce soir, devant ma soupe. Ou plutôt je les chuchote pour ne pas entendre ma voix résonner dans la pièce. Pour ne pas entendre ma voix résonner dans la glace..

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