Et n’oubliez pas d’être triste ! Toi petit lecteur, ami de tous, bienfaiteur assis les fesses bien arrondi sur son petit strapontin de train ou son petit siège de métro. Souffre un peu, tu comprendras vite. Tu auras de jolis petites conclusions toutes belles et tu les nommeras expériences. Tu auras raison puisque tu es universel. C’est pas moi qui le dis c’est les droits de l’homme. Et les droits de l’homme c’est un type super, qui a des idées avec lesquelles on discute pas. Comme tonton André que tu connais bien. Je présume que ton tonton il s’appelle André. Ne m’intérromps pas quand je parle si il te plaît, il est 11H54, l’envie du repas gronde dans mon estomac et j’aime pas qu’on me coupe. Bon.
Donc ton tonton André, il a toujours raison et on ose pas le remettre en question sinon on est un sale gosse mal éduqué ou un foutu anarchiste ou un obstructeur de conscience.
J’utilise de ses termes moi, je finirais diplômé c’est certain. N’empêche, destructeur de consciences ça sonne mieux. Alors traite moi ainsi, je te rassure joli petit lecteur aux boucles dorées et au lèvres belles comme une cerise, je ne veux pas l’abîmer ta conscience. Elle est belle puisque c’est toi qui l’a faite toute seule dans ta petite tête de citoyen responsable. Tu es grand, la preuve tu travail comme un grand. Tu réfléchis comme un grand, tu donnes ton avis que tu as fais sur les petits journaux comme un grand. Tu as un patron comme un grand, tu payes tes impôts comme un grand.
Je ne peux pas t’agresser, tu es un être responsable. Mieux que ça, tu es un citoyen. Moi je dis bravo, j’en suis incapable. Je suis dépressif et en plus de ça j’ai mon court de pétanque dans cinq minutes alors j’ai pas vraiment le temps tu comprends. Je suis sûr que tu es un modèle. Mais si, ne fait pas ton modeste, je le devine de là ou je suis. Tu es un gentil et je suis sûr que tu fais le bien. Ne mens pas, sinon comment te lèverais tu le matin ? Tu aurais une sale mine et c’est pas joli les sales mines. Ça fait des paquets uniforme dans le métro tout gris tout moche. Et ça va aller voter des trucs pas net parce que c’est pas content. Non non et non tu ne peux pas comme ça. Je t’aime trop joli lecteur.
Par instants je crois que je digresse. Où en étais-je ? Relisons nous. Attendez un peu. Ah oui.
On va utiliser les sciences, tiens, ça donne de l’importance les sciences, ça fait argument irréfutable.
Donc je disais que seul la tristesse est vecteur d’évolution. Un psychologue tout ce qu’il y à de psychologue vous le dira mieux bibi . Notre cerveau afin de se protéger retiendra plus aisément les instants de souffrances et ainsi construira une identité en réaction à celle ci. Nous allons humains bien fichus que nous sommes lutter contre cette souffrance ou fuir, ou encore tirer des leçons. C’est pas moi qui le dit, c’est un article que j’ai lu je sais plus où.
Ça c’est de la crédibilité.
Donc les heureux, les « j’ai un sourire sur ma tête », les « je suis contents alors je ris ». Vous n’évoluez pas sur l’arche de la société. Vous ne grandissez pas. Vous êtes encore « à vous sentir bien » et à ennuyer personne avec votre bonheur. Vous êtes des êtres inférieurs c’est certain puisque vous n’apprenez rien. Vous vous contentez de votre misérable terrain vague et vos deux brindilles qui vous font du bien. Vous en êtes encore à votre hochet alors que les adultes, qui ont vécu et donc souffert il savent, eux. Ils savent le vrai chemin de la vie du bonheur vrai véritable de l’absolu. Donc écoutes ceux qui sont gris dans le métro, ils ont raisons.
Écoute ceux qui ont les sourcils froncés car il savent mieux que toi. Ils ont la sagesse.
Cesse de jouer avec ton hochet et rejoins les avec leur joli sourire costume trois pièce et leur pull bien cousu de mains de chinois véritable.
Tu es un ignorant car tu ne souffres pas.
Tu es trop heureux pour vivre dans ce monde.
Des bisoux joli lecteur, passe un belle journée. Je penses à toi.
Ton ami de toujours pour cinq minutes.
Alexandre