Après avoir exploré les confins de l’univers je me retrouve encore une fois vers mon chez moi. La maison est toujours la même. Alexandre à dû l’entretenir un peu. La peinture blanche semble fraîche sur les planches transversales. Je vois Emile toujours le nez dans ses livres l’air absent. Il doit sûrement élaborer une de ses nouvelles théorie pour comprendre le monde.
Fafou s’amuse à courir et sauter dans tout les salles. Il vient un peu embêter Alex qui lui, reste toujours vigilant près de la fenêtre. Il sait que les visiteurs hostiles datent. Mais ces souvenirs de guerre ne le laissent pas abandonner sa vigilance.
Le quartier est calme. On peut y voir une forêt pousser tendrement. Un vent humide apporte un air pur qui vient vivifier nos poumons.
Avec mes camarades je me sens tranquille. Je me retrouve avec eux. Ce sont moi, mes amis, mes parcelles de personnalité que j’ai appris à apprivoiser. Il y a moins de conflit. Nous avons appris à cohabiter. Presque plus personne se dispute. Tout est calme.
Il est doux de rentrer chez soi. Apaisé. J’ai visité le monde du dehors et n’ai vu que bruit, violence et incompréhension. J’ai retrouvé mes clés que j’avais perdue sur le chemin et j’ai pu à nouveau ouvrir la porte sans la faire grincer. Je suis apaisé. Même si le monde nous regarde, nous garderons les volets clos pour vivre au sein de notre demeure : celle des rois et des hérétiques.
Nous vivrons dans le monde des mots et des gestes.
Nous serons libre dans notre intérieur, déterminé par nos actes, libérés de nos ombres car enfermés dans un cadre qui nous plaît.
Il n’y aura que les couleurs qui nous plaisent. Pas de violence, pas de violence.
Nous danserons à en faire trembler les fondations.
Je le sais.
Fermons les volets l’espace d’une nuit.
Le monde nous les fera bien ouvrir assez tôt.
Aller Alex, Emile, Fafou,
Allons rire et nous balader par là.
Je suis certain de ne pas avoir ouvert cette porte…