Tiens te revoici ma sensible, toi qui sens. Tu souffres très certainement cachés sous les fagots détruits de ma maison. Tu sors timidement la tête un peu apeurée. Tu respires un peu, toussotant de la bile noir que tu as trop avalée sous les décombres. J’ai failli te tuer. Je devrais m’en excuser mais je crois que tu ne pardonne plus depuis longtemps. Je t’es rêvée lorsque je partais dans la monde des homme à essayer de me fouetter comme eux le font tout les jours. Tu me regardais partir tout les matin. Mon état devait te faire peur car tu te cachais quand je revenais. Tu ne reconnaissait plus l’ami que tu aimais réchauffer. Il devenait agressif l’ami…
Un soir tu me vis revenir avec un fouet. Le leur. J’ai du te battre un peu car je devais penser que ça devais être la solution pour exister.
Tu disparu dans la cave et m’en bloqua l’accès.
Je ne compris pas. Un peut soulagé de ne plus avoir a te fouetter.
Ma chaumière se mit vite a refroidir, puis s’effondra lentement. Poutre après poutre, mur après mur. Je ne vis rien par habitude. Lassé d’en prendre soin, trop usé quand je rentrais chez moi…
Tu sais, quand j’étais avec eux. Je fus fier d’en fouetter d’autres car cela devait être nécessaire.
Je me souviens avoir donné d’autres fouets pour que d’autres aillent également en fouetter d’autres. Logique infernale et cohérente pour eux.
Je l’ai laissé mon fouet. Je l’ai posé dans un coin de route pour que personne ne le retrouve.
J’essaye de te le promettre. On en reconstruira une belle de petite maison ou tu pourra un peu te balader, sortir un peu et regarder par les fenêtres.
Je les ais laissé les hommes, il n’ont que des mots et quelques principes qu’ils brandissent comme une faux.
Je ne sais pas si ma sensibilité me fait confiance, elle me regarde encore craintive, traumatisée des derniers coups de fouets qui persistent sur sa peau blanchie. Une blessure suinte encore un peu.
Ma sensibilité me sourit d’un sourire gênée. Elle s’approche de moi, enjambe les gravats en boitant légèrement et vient se serrer contre moi.
Personne ne pleure.
Le silence.