Névrose


(texte écrit il y à longtemps. Je ne suis pas satisfait de la ponctuation et du rythme. Je le retoucherais peut-être plus tard)

Drôle de sensation.

Fin du travail 17H30, le vent du week-end vint m’insuffler de la joie. Je sentis la liberté. Surpris de ce nouvel air que je n’humais plus depuis longtemps. Je fumais paisiblement le cigarillo de la liberté. Un vent fort annonçant l’orage venait agrandir ma cage thoracique. Je respirais enfin.

Je rentrais chez moi, m’allongeais sur mon lit puis jetais mes affaires partout dans la pièce. Ou l’inverse je ne sais plus. Travailler avec des vieux toute la journée possède des désavantage comme celui de perdre encore plus la mémoire.

Je jette mes affaires. M’allonge. Pousse un soupir de ses soupirs de morts qui appellent au calme.

Soudain, mon téléphone vibre du tréfonds des entrailles des abîmes du tréfonds des catacombes des démons de l’enfer noir ténébreux des abysses de Lucifer noir en personne du dessous de la terre en tutu sombre en dentelle très mignon.

Si j’en fais trop dites le moi. Enfin non ne me dites rien vous aller me fatiguer et ensuite je n’aurais plus d’envie d’être sociable et de raconter mon histoire et je serais triste et vous aurez gâchés ma journée. Félicitations vous êtes fiers de vous ?

Mon téléphone vibre disais-je avant que vous m’obligiez a me reprendre. Je vous le dis, vous me fatiguez. Après je finirais ridé et je parlerais comme ça : « HEIN KEKIDI JE BAVE PAS JE PARLE GNGHNGHGNHGNGH »

Je reprend. Le message provenait d’un ami, un bon vieux copain. De ceux que l’on aime inviter chez soi pour ne rien dire et passer un moment où l’on s’échange une simple sensation de plaisir.

Non sexuel le plaisir hein. Bande de gros dégueulasses qui obligez mon esprit à se tordre pour prévenir la décadence du votre.

Bref, c’est le bon copain, celui qu’on aime prendre en photo. Que l’on aime encadrer chez soi et avec lequel on se dit ému les soirs froid d’hiver près du feu.: « Ça c’est mon copain ». Puis on lâche une tite larme bien grasse pleine de joie et de doux souvenirs

Bref ( je dis trop bref, ça doit vous sembler long. Je bavarde, je bavarde… Pardonnez, déformation professionnelle. A passer mes journées à jouer au scrabble et à regarder les photos des plantes de Mme Bertrant et de comment il fait chaud aujourd’hui ça srait bien que ça s’arrete j’en peu pu oh ben rendez vous compte, avec mon âge c’est plus possible. Ça a son impact je vous dis.).

Donc.

Mon téléphone vibre.

Je reçois ces mots horrible de mon ami annonciateurs de l’apocalypse:

« tu fais quoi demain ? »

Je sentis un froid resserrer mon cœur, une corde entourer ma taille, une menotte glacée se serrer autour de mon bras encore chaud.

Ces 4 petits mots venaient d’avaler l’entierté de la liberté que je venait de savourer. Ce « tu fais quoi demain ? » supposait que je devais lui rendre un rapport de ma journée futur. Que je devais me soumettre à l’ego d’autrui et à son ennuyeux avis. Je devrais en répondant à ce message, donner mon rapport au colonel en chef pour qu’il aquiesse d’un hochement de tête dur et ferme.

Peut-être que cet ami souhaitait simplement me voir. Mais avais-je l’envie de partager mon gâteau de tranquillité ?

Il m’aurait dit «  Hey, espèce de vieux moud’cul, ça te dirait kl’on s’active la bite à se voir ? ». J’aurais ris déjà. Et en plus, il m’aurait laissé la potentielle chance de m’enfuir, la possibilité de dire «  je peux pas j’ai piscine. » (Ou tout autre informations d’ailleurs) comme un simple « je peux pas ». Nous serions resté ami et nous aurions été heureux tout les deux Nous aurions tout les deux su que la fatalité vint par son courroux divin séparer deux êtres qui auraient pu se rassembler et rire un bon coup. Ça aurait été de sa faute au hasard divin, ni a mon pote, ni à moi. Et on serait resté chez soi bien content. J’aurais simplement répondu « aaah, ça me touche que t’ai envie que l’on se voit mais je ne peux pas ».

Et la vie aurait continué son long et terrible parcours.

Mais là, là mesdames et mesdames et messieurs et tout les autres, il me demanda du haut de son talus ( car il est sur un talus mon ami, c’est moi qui écrit je dis ce que je veux non mais oh. Coucouche panier. Bien gentil lecteur, Gentil. Mékilémimi. Mékilémimi. Va chercher vouiii c »est bien).

Il me demanda plein d’arrogance : « tu fais quoi demain ? ».Ce qui sous entendait assurément : « je veux connaître ta vie, la peser sur la balance de ma justice et voir si cette activité est équivalente ou plus importante que moi qui souhaite te voir. Je veux connaître ta vie. Car moi ton ami si proche de toi, je me dois de tout savoir. Je suis près de toi tu le sais. Et je ne pue pas de la gueule d’abord. Et si j’estime que la raison de ton refus ne me convient pas. Moi l’ami depuis toujours, celui qui partagerais presque tes slips, ta morve et tes muqueuses, m’énerverais et ferais cacaculotte pas content. »

Voilà ce que j’ai entendu dans cette phrase.

Cette nuit j’éteignis mon téléphone, je coupais Facebook et fumais un bon cigarillio. J’avais encore sur le cœur, la sensation désagréable de la corde qui voulu m’étreindre.

La morale mes enfants, la morale c’est qu’un bon ami est quelqu’un qui sait vous foutre la paix.

On pourrait peut-être objecter que je suis sensible et que le pauv copain n’a rien demandé de méchant.

Bon…

aller…

Je vous l’accorde.

Un peu.

Pas trop.

J’en parlerai à mon psy.

Promis.

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