Repousse encore de quelques minutes mon activité. Je sais le bien-être certain qu’elle me procurera.
Petit plaisir du procrastinateur…
Sauf ma mort et le travail dans quelques jours rien ne m’empêche de ne rien faire. J’ai la liberté de l’action, la mienne. Je peux la repousser quand je le souhaites.
Pas d’arrêt.
Que du temps a gâcher avec allégresse. Je suis riche de mon temps car je peux le gaspiller à ma guise.
Est-ce peut-être la définition de l’homme tranquille ? Je n’en sais rien. Plusieurs jours que j’ai conquis et j’ai sculpté les aspérités de mon appartement. J’ai transformé ma soif laxiste de néant en meubles puissant et en étagère solide.
J’ai finis mon bricolage. Retour vers le rien. Je peux enfin gaspiller mon temps. Le jeter par ma fenêtre interne et le regarder tomber en contrebas doucement. Comme la neige lorsque qu’elle tombe pour la première fois. Je suis debout à ma fenêtre et il tombe mon temps pour former un lit blanc et uniforme. Tout de suite je ne poserai pas mes pas dedans. Je ne marcherai pas de suite dans le temps. Je veux le laisser encore quelques minutes immaculé d’empreintes, les miennes bien entendu. Celle des autres je les regarde et les inspectes. Curieux de voir comment le temps les marque et comment le pied colle a cette couche uniforme. Je me dis pendant quelques minutes que mes pieds ne seront pas présent sur cette toile.
Soulagement immense.
Enfin tranquille.