Peut-être que le propre des sensibles est de s’entourer de penseurs, d’écrivains, de créateurs tout aussi sensible qu’eux.
Ils peuvent chercher à travers les âges ceux qui ont vibré comme eux. Ils forment cette sorte de communauté invisible répartie sur les siècles.
Homme solitaire dans leur vie, ils s’absentent quelque temps de leur existence pour en rejoindre une plus large : celle de ceux qui furent étranger comme eux. Ils trouvent une terre d’accueil qui ne porte aucun drapeau. C’est un pays qui a comme frontière l’imaginaire et qui a comme slogan « J’ai observé »