Mesdames, messieurs, bienvenue dans la chronique d’un ennuyé joyeux. Chronique toujours désordonnée. Parce que ordonnée c’est nul, ordonné c’est pas joli. Ordonné ça fait magasine et j’aime pas les magasines.
Mesdames Messieurs et tout le monde c’est la crise, une grosse, une immense. Je pourrais dire comme ma bite pour faire rire les trois du fond qui ont autant de maturité qu’un fromage sans saveur. Mais vous comprenez je le fais pas. Parce que j’ai des principes et des valeurs. Valeurs acquises au court d’une longue réflexion mais dont je suis trop perturbé affectivement pour vous les décrire. Je vous respecte moi. J’ai un intérêt profond pour votre personne. Quand Je la regarde je la trouves belle cette personne ! J’ai dormis 5 heure a penser ce que vous me faites subir ! Tournant et tournant mon lit. Avec le cerveau qui claquait des dents, la pensé qui faisait dans son slip et les idées se constipaient dans ma tête. J’en devenait malade de coronavirus à force de vous
Vous me rendez dingues.
La crise est immense vous voyez ! Mon sommeil est parti en vacances laissant place à l’angoisse qui m’attendait. Prête a se loger à côté de moi. Elle est venu me prendre comme une mauvaise grippe. Et puis quand mon sommeil se fait la malle, si je ne dors pas, c’est guérilla et guerre civile dans ma tête. Suffit qu’on me dise bonjour pour que je me sente agressé. Et j’ai un cœur sensible qu’il ne faut pas chambouler.
Et qu’est ce qui le chamboule cœur ? Qu’est ce qui l’agresse par dessous tout ? Je vous le dit c’est l’inconscience.
Ça fait comme une pique bien sale avec du coronavirus partout qui vient pénétrer ma tite peau blanche et mon âme pure d’enfant qui se fait battre. C’est ce qui fait que je m’énerve au quotidien et qui fait que je peux quitter une conversation (discrètement certes) sans dire aurevoir.
Ou ce qui fait que je me donnes un comportement de papa qui prends le temps pour tout expliquer a son enfant de trois ans. Mais non mon petit enfant, c’est pas que comme ça la vie. Aller tu as été sage tu as le droit a un petit sucre. Meuh il est mignon mais il mignon, donne la pate voilà donne la pate. Oh dit !
Je ne dis pas que je sais tout ou que mon savoir est supérieur au votre. Mais il m’arrive trop souvent dans ma tête de chloroquinien dépravé de penser ou d’avoir pensé des sujets auquel vous n’avez même pas effleuré quelques millisecondes le dixième de c’est au sujet de quoi est ce. Je deviens un peu plus conscient là ou vous ne l’êtes pas du tout. Et vous, mascarade de vous-mêmes, vous continuez de vivre comme je ne sais pas faire et à agir comme je ne sais toujours pas faire, sans remettre en question le moindre pourquoi du comment. Sans avoir comprit une seule seconde comment se fait il que vous agissiez ainsi.
Et le pire dans cette horreur, c’est que d’ignorance en ignorance vous vous êtes mis à agir encore plus inconsciemment et donc proférer malgré vous la pire des inconsciences : Une banalité. (Non pas une ! Une tonne ! Mieux ! 3000, 4000. 5000 je ne compte plus !)
Et vu que je me suis souvent renseigné sur le sujet que vous abordez.. Je remarque les imprécisions que vous dites et les comportements que vous avez tout aussi inconscients et ça me rends maaalaaaaaaade. Malade de voir que l’erreur est partout et dans chaque recoin. De la voir s’immiscer dans votre esprit comme un cancer. Grandir dans les coins sombre de votre cerveau et tuer ce qu’il vous reste de réflexion et de génie.
Et Tous ! Vous vous y mettez tous ! De mes amis à ma lointaine connaissance Facebook. Sans vergognes vous vous arrachez à l’élévation par du rire premier prix.
Je suis stupéfait de voir comment vous pouvez tomber plus bas que vous même en publiant des jeux « devine qui je suis », des « rempli ce questionnaire comme moi » ou des Mêmes par milliers afin de pousser un « ahah » qui viendra combler le vide gargantuesque de votre nombril fatigué. Comportement qui vous permet de chercher votre dose de dopamine secrétée par Facebook, youtube, instagram comme un drogué entre deux poubelle réclamant sa seringue.
Surprit d’assister à votre comportement d’assoiffé famélique qui rote aux visages des autres un regard satisfait, l’œil torve empli de mauvaise foie un « rouaaah c’est pas si mal, ça occupe ».
D’observer encore et encore la bêtise crasse s’étaler partout et rendre mon quotidien insoutenable. De voir chier sur mon visage des kilolitres de rigolo qui ne sont que le masque d’un immense besoin d’attention. Preuve insatiable de votre solitude triste et minable.
Ton petit cul de normalien dépendant affectif ne peux pas comprendre.
Pardon c’est vrai que tu fais évoluer l’espèce avec ton partage. Scuses, je la fais ta médaille. Jean pierre connard ! Premier prix d’ennui. Polleur première catégorie.
Ça te dis rien ça la vie ? Le monde ? Comment ça tourne ? Non ? Tu t’arrêtes béta. La gueule par terre. Du vomis autour et tu dis pas que ça t’gène. Et ton sourire, putain ton sourire de femme enceinte.
Tu me dégoûtes et ça me fait chier de te dire ça.
Putain.
Tu sais… Si je t’insultes c’est que je suis comme toi.
Avant que l’œil froncé de la critique viennes se figer sur moi. Je critique car je me critique tout autant.
Je glande sur l’internet du facebook a attendre ce que l’algorithme a bien voulu que je regarde je suis comme toi. Un Esclave un peu con. Un esclave qui parle trop souvent pour ne rien dire. Boulémique a la recherche de son morceau de pain je cherche le j’aime et le like pour ne pas sentir ce creux dans ma tête.
Comme toi, je partages desfois ces quelques vidéos ou photos qui me font sourire afin d’avoir un sursaut de « ahah » comme un mourant souffle une dernière fois lorsqu’il n’a plus rien à dire.
Je clique sans réfléchir. Et j’écoute le rien en m’emplissant de vide qui ne remplit pas grand chose, avec ces vidéos, textes, images que j’oublierai peut-être puisque je les regardes simplement pour ne pas penser que ce soir il n’y à rien, ce soir c’est vide. Et que, avec ce confinement, tout les jours c’est le soir.
Ma gueulante est un cri de désespéré. Le cri d’un type au fond de son oubliette.
Alors pour me calmer J’essaye de comprendre. La compréhension fait chez moi l’effet de douze xanax et trois anxiolytiques cumulés. Ça me détends. Je sais qu’une approche neutre et modeste me fait un bien fou.
j’ai donc essayé d’avoir l’approche la moins méprisante, neutre et calme possible.
Ce qui nous fait être moyen top, ne serait-ce pas l’ennui tout bêtement? L’ennui qui nous guides depuis le début ? Là, caché. Prêt à nous sauter dessus au moindre arrêt. Lui qui nous portes vers des conversations plates et a des partages ennuyeux ce Salopard. Ca serait peut-être lui notre source de platitude. Si nous arriverions a comprendre comment il fonctionne nous pourrions l’éradiquer et on serait tous content !
J’ai donc posé une question à vous pour y voir plus clair. Je me disais que vous en sauriez peut-être plus que moi. Ceux qui m’écoutez peut-être. Vous avec vos yeux profonds de réflexion, vos joue rosie de délicatesse, votre peau blanchie de quarantaine, vos pieds bleui d’inactivité et vos cheveux sans coiffeurs. Vous qui portez mon attention jour après jour. Je vous ai posé ma grande question : Pourquoi vous ennuyez vous en cette quarantaine.
Et vous m’avez répondu très sincèrement, ormit ceux qui voyait mon poste comme une blague.
Je me suis amusé à vous lire. J’ai senti vos âmes s’élever par l’utilisation de mots raffinés et tendre. Phrases qui me rappelèrent que Rabelais, Montaigne et Staline sont de peu vos égaux. Mais ne me mentez pas. Vous n’en savez pas plus que moi. Sauf celle qui m’a cité baudelaire qui dit a peu près pareil que moi et l’autre qui m’a envoyé un lien Youtube « et tout le monde s’ennuie ».
ah Si, y a un de mes compère d’écriture qui m ‘a suggéré un truc intéressant. Et une de mes amie aussi. Mais la pêche fut maigre.
Mais globalement, je me suis retrouvé bien embêté avec si peu de pistes…
vous m’avez lâché mes pleutres. Pour une fois que j’essaye d’être constructif.
Lâché de tous donc. Soit.
Retrouvons donc mon petit biberon à moi. Celui qui me donne toujours de chouettes solutions. Mmmmh, retrouver le sein alléchant de mes copains philosophes. Oh mon petit shopi. Vient donc ici me nourrir de ta sagesse. Va y vient plus prêt. Oh oui j’aime ça. Oh oui va y met en partout. Oh Oh oh oui aaaarrrrggglllll ( shopi c’est Shopenhauer, c’est mon copain quand ça ne va pas trop. Il fait du bien quand on ne comprends pas tout, comme moi et qu’on s’énerve beaucoup comme moi.)
Et voilà ce qu’il dit : La vie oscille, comme un pendule, entre douleur et ennui.
On y est. Selon lui, soi je désir et la plupart du temps je ne peux y accéder. Je souffre. Soi j’accède à mon désir et ainsi arrivé a destination je m’ennuie car je n’ai plus rien à désirer. Souffrance des pauvres sans le sous, ennuit des riches par exemple.Souffrance du chomeur , ennuit du travailleur, Souffrance du célibataire, ennuit du concubain. Souffrance du pédophile, ennui en justice etc… Vous voyez. Si nous publions tous ces choses un peu nulle, c’est que nous sommes des pantins aux désirs accomplis et nous cherchons comme nous pouvons des miettes d’occupation ci et là. Pour reprendre la phrase de mon compère, nous avons accès a toutes sortes de plaisir à portée de main auquel nous pouvons nous vautrer. Envie de rire, PAF, un truc con type zap de spion ou des dankest même compilation.
Envie de lien social, paf un ptit partage ou message et on a son cota de j’aime qui va nous satisfaire. Envie de manger, deux clics sur uber eat, carrefour livraison ou autre.
Une baise ? Hop un ptit tinder ou un ptit pornhub pour les plus égoïstes d’entre vous.
Nous devenons comme ces larves humaines dans Wall-e qui restent la journée a parler, parler et parler dans leur monde robotique. Il nous reste plus que ça la parole et le partage.
Plus de frustrations, que des désirs réalisable, donc beaucoup d’ennui.
Mais ça n’est pas suffisant pour moi. D’accord il y a l’aspect du chemin. Oui vous savez, ce truc qui dit que c’est le chemin qui est important et non l’aboutissement. Il serait la solution au problème soulevé par Schopenhauer. (après je dis ça mais je n’ai pas encore lu son grand ouvrage, il m’aurait défoncé certainement car il doit apporter des nuances a son propos)
Mais mon ennui est plus large. Il inclus la vie, le monde et le reste.
Les gens m’ennuient, la vie m’ennuient, le travail m’emmerde, faire la vaisselle me fatigue, faire les courses me fige. Faire quoi que ce soit me pète royalement les couilles.
Bon pour me réconforter, Là, y a Léopardi qui dit que mon sentiment est noble car, je cite de tête, je suis au dessus de la vie car elle ne me convient pas. Mouai. Il me semble n’avoir jamais vu de noble vivre en slip sale et dire « putain de sa mère la pute » quand ils se cogne le petit doigt sur le coin de la commode.
Vite il me faut une autre solution. J’ai qui d’autres en stock. Ah ! Cioran, vient par là mon p’tit loulou. Toi qui berces mon noir du tiens. Toi qui a passé ta vie à l’attendre ce rien. Toi qui a passé ta vie a marcher dans la nuit incapable de fermer l’œil. Parles moi de ce que tu connais le mieux.
Aller on ouvre « précis de décomposition » au pif ( oui c’est comme ça que je fais mes recherches, je suis quelqu’un de sérieux). Tiens, « les dimanches de la vie ». Intéressant. Mais il parle des conséquences de l’ennui et non de sa cause. Logique tiens, quand le centre de ton existence est le rien tu parles des conséquence car pour toi la cause est évidente. Tu la ressens au fond de toi. Pas la peine de la comprendre, elle est toi. Mieux vaux plutôt savoir l’utiliser.
Putain j’ai compris.
L’ennui vous n’y échappez pas, il vous colle à la moelle épinière et vous envoi des shot toute la journée. Vous pouvez rien y faire.
C’est ça j’ai trouvé. L’ennui n’a pas de cause, il est présent quoi que tu fasses. Il est inné. Il est comme la joie, la colère et la tristesse. L’indicateur qui dit à votre cerveau que rien est bon autour de vous. Il est sain. Alors au lieu de le combattre comme un gâteux sans bras. Prenons le bon sang ! Comme tel. Et transformons le en du génial !
Car un ennui mit en pratique se mut en oisiveté. C’est à dire que au lieu de publier la dernière des merde de chez duchnock, vous vous arrêtez cinq secondes et vous vous dites. Et si au lieu de m’occuper je me posais et je réfléchissais cinq seconde ?
L’oisiveté est la pause, l’arrêt. Elle est ce qui vous fais regarder votre existence une simple seconde.
Oisiveté…On est d’accord oisiveté sonne beaucoup mieux que ennui non ?
En plus ne me dites pas que c’est réservé que aux artistes. Regardez.
Vous êtes oisif quand vous prennez votre petit déjeuner sans musique, téléphone, télévision. Quand vous vous asseyez sur un banc et que le monde marche.
Vous êtes oisif lorsque vous vous baladez sans raison pour le simple plaisir de la balade, tranquille avec quelques arbres dans des pots de fleurs, des pots d’échappements a renifler et quelques pigeon transgénique autour de vous.
Vous êtes oisif lorsque vous vous dites que « non demain, rien faire est plus important que faire ». L’oisiveté est la pause. Elle est le prémices de la créativité.
Et pour les trois du fond qui commence a me les briser, oui il existe bien des créatifs qui se tuent à l’œuvre et travaillent d’arrache pied mais j’ai toujours trouvé plus sympathique celui qui consacrait une grande partie de sa vie à regarder les mouches voler ou simplement les passant passer justement. Il doivent vachement s’ennuyer à être sérieux les acharné du travail comparé aux oisifs.
Je penses à Cossery comme oisif. Albert de son prénom. Le gars a écrit un livre tout les dix ans, a vécu dans un hôtel parisien avec comme seuls affaires une valise avec trois costards. Il a fait la fête tout les jours dans les quartiers latin a regarder le monde s’acharner à vivre, draguoter un peu, se balader au hasard dans Paris,boire des canon et rire toute sa vie. S’est-il ennuyé ? J’en doute,il fut un oisif tranquille.
Alors par pitié.
Pour mes nerfs et ceux de l’humanité.
La prochaine fois que vous sentez vos doigt être sur le point de publier, de partager n’importe quoi.
Dite vous simplement ceci. Est ce que je fais ça pour m’occuper ?
Si la réponse est oui arrêtez tout.
Posez vous, installez vous confortablement,
Faites vous un thé ou un café si faire travailler un cambodgien ne vous pose pas de problèmes moraux.
Devenez oisif.
Devenez cet être génial que seul l’ennui pourra transcender.
Soyez le changement de ce monde.
La grandeur de notre futur ennuyeux
Le sommet de notre génération fatiguée.
Transformez vous en poètes, en écrivain, en peintre, en créatif ou en passionné.
Vous allez peut-être sentir un petit quelque chose.
Ce quelquechose, c’ est vous. Un peu.
J’ai par la suite fait quelques recherches sur les bouquins que j’ai a disposition et le dieu de l’internet pour en comprendre un peu plus sur l’ennui. J’ai parcouru d’obscures vidéos et voyagé a travers moult philosophes ( bon il ne sont que trois a tout casser et j’ai lu que des passages faut pas déconner, mais si je vous balance ça comme ça c’est comme si je vous disais que j’ai voyagé ce matin en allant a l’autre bout de la pièce. Vous comprenez je perds en crédibilité)
j’ai pensé des heures durant ce sujet a m’en rendre malade comme je vous l’ai dit. Pour vous le temps n’a été de quelques minutes mais pour moi il fut de plusieurs jours.
Et quel est l’aboutissement de ma réflexion me direz vous ? Quel est donc ce jus de cerveau que j’ai a vous servir ? Quel est ce nectar qui vient enfin a maturation couler dans votre oreille juvénile? ( les pédophiles peuvent applaudir cette métaphore)
J’ai appris au cours de cette réflexion une chose incroyable et profonde qui va certainement bouleverser le cours de l’humanité Un truc qui va remettre tout les philosophes a leur place de parleur et les non philosophes a leur place d’acteurs.
J’ai découverte cette chose incroyable : on s’en fou.
On s’en fou complètement que Schopenhauer a dis que la vie est long pendule qui oscille entre douleur et ennui. Que connaître l’ennui est une preuve de manque de vie interne. On s’en pète un rein que Cioran parle du gouffre de la liberté lorsque n’ayant plus rien à faire, nous sommes pris d’angoisse. Incapable de choisir car trop libre et nous nous retrouvons a ne rien faire paralysé par le choix.
On se tartine le cul d’indifférence de chez lidl de savoir que Léopardi Qualifie l’ennui d’état d’âme supérieur car il démontre que tout ce que la vie peut nous apporter, nous le négligeons car notre âme est trop noble pour les activité terrestre et nous appelons cela ennui (celui là je le fais de tête pour les trois du fond qui critiquent tout le temps. Le bouquin n’est pas a portée de main mais fouillez les « pensées » de Leopardi vous trouvez de quoi qu’je parle).
Qu’est ce qui changera lorsque que je dirais que l’ennui est une chose normale et nécessaire, souvent le prémisse de la créativité.
A quoi bon dire devant tous que l’oisiveté qui est la forme noble de l’ennui est celle qui créa les Baudelaire, les Cossery, les Boris Vian, les Gaston Lagaffe et les fumeurs de joins.
Ça, tout ça se sont que des mots et des trucs. Des pirouettes pour unijambistes.
A quoi bon.
Dans le fond je m’énerve pour rien.
Ptet que ça m’occupe de parler de tout ça
Votre ennuis est beau.
Et comme disait une personne très connue que j’ai l’impression de croiser très souvent : On fait s’qu’on peut hein !
Mais on peut quoi ?
Je vous laisse vous ennuyer dessus.