Allongé


Je retrouve mon langage et mes mots égarés. Je suis neuf. Il n’y à plus cette mélodie qui se baladaient sur une seule et unique note. J’ai découvert les accords et les notes. Je commence à comprendre les partitions qui se font. Mon corps à pu se déplacer à la verticale et à l’horizontale. J’ai ouvert un champ de possibilité qui m’étaient encore inconnue.

Je souris enfin. Un sourire qui n’est pas de surface mais un sourire qui vient de mes tripes et de ma perception. Je me transforme d’un cynique triste à un sarcastique joyeux. Je n’ai plus envie de détruire le monde car il le fait tout seul. Je n’ai également plus envie de poser des bombes dans le cœur des autres pour leur faire comprendre ce qu’est la mort.

Je n’ai qu’une envie…

Attendre allongé, les bras derrière la nuque sur un tas d’herbe encore fraîche du matin et attendre. Un petit sourire se dessine sur mon visage reposé. Je ne crains rien. L’herbe glisse sous mes doigts et une senteur inconnue vient surprendre mon esprit. Je ne la regarde pas, je ne cherche pas à la localiser. Je la laisse simplement passer comme on laisse passer un bus qui devait nous prendre. En l’espace de quelques secondes, je me laisse bercer par la joie de ne pas savoir et de savourer mon ignorance.

Je regarderais plus tard. Pour l’instant je ressens sur mon nuage de nostalgie heureuse…

,

Laisser un commentaire