Agir


A stoppé l’action, le « pratique » qui venait m’assommer . Je n’ai plus pendant quelques jours, quelques mois, le besoin de côtoyer les hommes. Je n’ai plus besoin de les supplier pour me nourrir. Je vais pouvoir perdre à nouveau leurs mots et reprendre les miens. La fatigue remplace ma parole. J’ai finis l’atterrissage dans le monde. J’ai mes deux pieds à terre. Ils prennent la boue et je ne suis plus dégoutté. Je la goûte même cette boue que m’exécrait.

Elle est bonne. Acre, un peu couleur sang. Au début je les regardais faire, manger à pleine main la boue. Je voyais leur bave se mélanger à la terre et ils mâchaient en souriant à pleine dents noire. Certain étaient sur leur genoux pour utiliser leur deux mains et en avaler plus.

Je fus d’abord éccoeuré. Je vomis plusieurs fois.

Puis, je compris que cette terre avait un goût et qu’il suffisait d’en manger tout les jours pour sourire comme eux.

Avoir un sourire pleines de dents noires…

Je suis allongé maintenant un peu caché dans l’herbe.

Il m’arrive que certain me marchent dessus mais je sais que c’est par inadvertance. Je sais qu’ils cherchent comme j’ai pu le faire un peu de terre mole a mâcher. S’ils me piétinent c’est qu’ils pensent à autre chose. Le goût de la terre leur à fait oublier le reste.

Je préfère être allongé et attendre qu’un vers ou deux veuille accepter mon corps.

Lui aussi trouvera que je sens la terre et il me trouvera à son goût.

Attendre attendre voilà tout.

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