Et à nous de répéter ce qu’il y à a répéter, nous ne sommes pas d’ici. Nous ne nous reconnaissons en rien dans ce que nous voyons. Cela fait plus de six mois que j’ai perdu mes papiers dit d’identité. Homme sans définition : Je suis le passant auquel on s’attache par la vue, que l’on croise.
Peut-être avec qui un regard s’échange . Les épaules s’effleurent, une pensée vient rapidement à son sujet. Puis vient le vent de sa disparition. Certain se retournent, comme choqués par un ou deux trais.
On peut voir la masse sombre disparaître de dos, les mains dans les poches, le dos est courbé sous un manteau noir. Il sourit car au fond il rit de tout ça. L’ironie le tient car il sait comment tout se finit.
Il parle :
« Et demain tout recommencera aussi absurde et flou que cela soit. J’ai vu les lumière s’éteindre et les corps se défaire. Les paroles perdre de leur sens. J’ai vu l’arrêt du temps et ces hommes qui n’ont que le présent pour oublier. J’ai vu la discorde de ceux qui ne savent rien. J’ai vu des hommes se battre pour des cordes de violons, des faux accords, des notes lancées au vent.
J’ai vu tout s’effondrer dans un éclat de joie . Enfin, j’ai regardé ces hommes au regard de paille, jaunis et secs disparaître par farce. Je les ai regardés, sur mon petit talus.
Amusé et triste. L’œil de l ‘étranger ; alien qui se fais passer pour un humain.
Je les ai vu de haut en bas sans crainte ni fierté. Je les ai regardés, regardés ces pores se dilater et le pu dégouliner en fontaines dorées. Leur bave ressembler à des cascades aux sources infinies.
J’ai regardé la dislocation de la machine et j’ai rit des pièces se détacher par défaut de fabrication.
J’ai tout vu du haut de mon dépotoir et je pouffe de sentir l’odeur qui en émane. »